TRIBUNE LIBRE. GABON-COVID 19 ET MESURES FORTES DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE .

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( Ce qu’en pensent les licenciés de l’AGP )

M. le président Ali Bongo Ondimba, après votre adresse à la nation le vendredi 3 avril 2020 en direct des TV gabonaises, votre troisième essai du genre faut-il le préciser, depuis que cette pandémie s’est introduite sur notre territoire, des sources officielles.

Permettez nous de vous dire en notre qualité de citoyen gabonais » locataires sans revenus » devenus, que, nous ne croyons pas à un mot de votre chapelet d’annonces.

POURQUOI ?

1- tous ce que vous avez promis au peuple gabonais depuis 2009, vous ne l’avez pas réalisé ou sinon le 1/100 ème pour être juste.

2- C’est malheureusement des chiffres et toujours des chiffres en centaine de milliards que le peuple entend souvent annoncer à la Télé depuis 11 ans sans aucun réel impact sur le vécu des Gabonais.

3- Que signifie pour vous locataire sans revenu? Et bien moi ainsi qu’une cinquantaine de mes collègues ( Agence Gabonaise de Presse ) licenciée abusivement pour le fallacieux motif économique, réclamons à cor et à cri le paiement de nos droits acquis et légaux depuis 2017, sans une once de compassion ou d’intéressement de votre part.

Alors que vous et votre premier ministre , nous vous avions interpelé sur cette tragédie sans que vous ne bougiez le moindre petit doigt.

Pas plus tard que lors de la cérémonie de présentation de voeux de nouvel An, lorsque le représentant de la presse vous avait dressé le diagnostique de la presse gabonaise en général et celui de l’AGP en particulier.

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Posez vous cette question que, avant la COVID 19 comment vivotaient et continuent de survivre ces pauvres pères et mères de famille aujourd’hui sans ressources depuis 3 ans ?

Assurémment c’est à croire que  » vous êtes heureux quand les gabonais sont malheureux », d’autant que vous ne résolviez pas ce genres de situations qualifiées d’inhumaines.

Comment croire encore à une telle personne qui fait fi de la misère humaine ?

Pour votre gouverne M. le Président sachez que, à titre de répétition, 2 cas de ces 50 familles qui sont malmenées du fait de votre politique, sont décédés et quelques uns hospitalisés à l’indigénat faute de moyens.

Plusieurs ont été jetés dehors de la maison où ils louaient avec femmes et enfants, et squattent actuellement chez des amis et dans des bâtiments abandonnés; pour d’autres les mariages n’ont pas tenus face à cette misère imposée gratuitement par vos soins.

De source sûre, le dossier de l’AGP est posé depuis le 20 janvier sur la table de votre demi-frère de DGBFIP, M. Fabrice Andjoua Bongo Ondimba. Mais il semble que ce dernier s’en tamponne les coquillards.

Aujourd’hui avec la COVID 19 vous nous chantez des louanges comme quoi, le gouvernement va prendre incessamment des mesures allant dans le sens de la solidarité tant attendue par des Gabonais face à cette crise sanitaire mondiale. On veut bien…mais dites nous entre les petits 200 millions Fcfa qu’on nous doit au sens stricto sensu de la loi, et ces tonnes de milliards que vous annoncez à grand renfort médiatique, qu’est-ce qui est moins coûteux, plus facile, et plus honorable à faire ?

Excusez mon franc parler car comme mes collègues de l’AGP, nous avons été mis en quarantaine, puis en confinement avant l’isolement, depuis 3 ans secs bien avant la survivance de la COVID 19.

Autant dire comme les gladiators de l’époque romaine, qui, lorsqu’ils s’apprêtaient à faire leur entrée dans l’arène prononçaient solennellement ceci :  » Cesar ceux qui vont mourir te saluent !

Donc M. le Président  » les fantômes de l’AGP vous saluent… »

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